Partager l'article ! Tasmanie (07/02 -> 05/03): La Tasmanie (ou Tassie pour les intimes). Comme un deuxième pays en Australie. Niveau géographique c'est ce qui s ...
La Tasmanie (ou Tassie pour les intimes). Comme un deuxième pays en Australie. Niveau géographique c'est ce qui se fait de plus petit et de plus au sud. Le territoire est le 2ieme plus petit des 8 territoires australiens juste avant le territoire de la capitale (mais bon c'est un peu comme Monaco en France le territoire de la capitale...). Ca représente moins de 1% du territoire Australien. En gros pour faire un parallèle avec la France, la Tasmanie est 6 fois plus petite que l'hexagone; c'est un peu la Corse avec le climat de la Bretagne...
Donc au revoir le continent et see you later!
La Tasmanie c'est aussi la région de la gastronomie en Australie (les meilleurs fruits de mer et fromages viennent d'ici et les bons vins sont légions), et une aire de vacances très prisée
des australiens du continent, les habitants du "mainland" comme disent les Tasmaniens (ou Taswegians, qui serait leur surnom selon le Lonely, mais je trouve ce nom super vilain!!). Avant
d'arriver en Tasmanie et après un an en Australie, j'avais comme image de la Tasmanie un pays encore majoritairement sauvage, aux forets primaires bien conservées (malgré que bien abîmées
par l'industrie du bois), avec des montagnes bordant la mer et des animaux étranges la peuplant comme le diable et le tigre au nom du pays (bien que ce dernier est censé avoir disparu depuis
longtemps selon les scientifiques, des rumeurs persistent à dire qu'il a fait des apparitions dans les forêts profondes de l'ouest de la Tasmanie. Bien qu'il ait réellement existé, à mon
avis le tigre de Tasmanie a rejoint le Dahu au rang des animaux vus et jamais pris en photo).
Vous l'aurais compris, en gros ya de quoi faire (et la taille du post est la pour le confirmer).
Déjà la Tasmanie, il faut s'y rendre! Et si comme nous on veut emmener sa maison avec soit (ou sa voiture dans la plupart des cas), alors il n'y a qu'une seule alternative, le bateau.
Chaque jour 2 bateaux (un de nuit et l'autre de jour) partent de Melbourne pour une traversée du détroit de Bass et accoster 9 heures plus tard a Devonport. Quand on regarde sur la carte ça
ne parait pas aussi loin!!
Je prends 2 cachets pour le mal de mer, on met la voiture en cale et on embarque sur le Spirit of Tasmania!
Au cours de la traversée, on retrouve Germain, un français ayant répondu à notre appel sur Gumtree (site de petites annonces super dynamique). Il nous suivra donc pour une partie de notre séjour en Tasmanie.
A l'arrivée à Devonport, on a la confirmation que le Lonely a encore dit vrai! Il nous prévenait qu'on y était accueilli a coup de "Fout le camps" ou "Dégage" (traduction d'un "fuck off"
tout a fait charmant) et ça n'a pas manqué. Depuis le bord de la rive un petit groupe de personnes respecte la tradition et nous lance leurs "bienvenue".
La Tasmanie, c'est donc aussi des tasmaniens avec un caractère assez prononce, certainement du a son isolement géographique et son histoire (ce fut longtemps le lieu où on envoyait les
criminels anglais en tout genre). C'est aujourd'hui une région très touristique où tous les australiens rêvent d'aller, mais ce ne fut pas toujours le cas et les tasmaniens nous le
rappelle...
Et c'est partit pour la visite!
Ce qu'il y a de bien avec la Tasmanie, c'est qu'il y a beaucoup a voir sur un territoire assez petit (compare au reste de l'Australie). En superficie c'est environ 6 fois plus petit que la
France avec seulement 500 000 habitants (c'est deux fois moins peuple que la France en gros). Donc il y a pas mal de place pour tout ce qui est National Park et réserves naturelles diverses.
En conséquent la première chose qu'il faut faire pour visiter la Tasmanie, c'est acheter un pass général qui permet d'accéder à tous les parcs Tasmans.
On commence la visite par la côte Nord ouest. Paysage de bruyère sauvage et désolé, forêt, plages et villages balayés par les vents et en face l’Amérique du Sud.
Je ne parlerais pas de Davenport, il n'y a rien de très particulier a voir ici (malgré que ce soit la 3ieme ville de Tasmanie... je sais je me répète mais j'en reviens pas...). On commence donc la visite par une ville a thème comme on en trouve un peu partout en Australie (ça attire les touristes), Sheffield. Ici la spécialité est la peinture murale. Impossible de les rater. Les peintures couvrent les murs de la ville, les maisons, les bâtiments officiels, je crois qu'il n'y a que l'église qui est épargnée. C'est pas passionnant non plus, temps pour nous d'élire la peinture la moins kitch et on continu.
(c'est pas super bien fait ca!?)
On s'enfonce ensuite dans la nature, direction les Liffey Falls. "Encore des cascades!" vous allez me dire. Et je vous répondrez "oui!..."
La seule différence c'est que pour la première fois il est possible de s'y baigner. L’eau n'est pas marron et remplie de bois et pierres glissantes, et le temps s'y prête! C'est la première fois que je me baignais sous une cascade! Il y a plus de débit que sous le pommeau de la douche!!!
Apres ça, on continu avec les villages à thème! Ce coup ci on entre dans Penguin. Je suis sur que vous avez devine le sujet principal du bled...
(Non le sujet n'est pas la mouette! vous le faites express la!...)
Il y a même l'église des pingouins :)
(c'est presise! All welcome, donc meme les non-pingouins peuvent rentrer. C'est sympa un pingouin!!)
Bon bon bon, c'est mignon comme village au bord de l'eau, mais ce n'est pas un oiseau rare. Et il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard... (Désolé...)
On ne fait ensuite que passer dans la 4ième ville de Tasmanie, Burnie (18000 habitants...). C'est un port industriel et il n'y a vraiment rien à voir ici pour nous. On poursuit donc la route en direction des plages du Nord Ouest. On retrouve alors le sable blanc et les eaux turquoises. C'est dure la vie en Tasmanie!
On ne va pas jusqu'à se baigner. Il y a pas mal de vent et l'eau n'est pas des plus chaude. On préfère plutôt aller du côté de Stanley et du Nut (la Noix). C'est une sorte de colline apparaissant juste au bord de l'eau et dominant toute la côte environnante et tombant à pic dans l'océan. Le point de vue est impressionnant (et la montée est éprouvante, quelques degrés de plus et l'adhérence des chaussures était plus assurée...).
Ensuite direction la côte Ouest. Il faut savoir que la côte ouest de la Tasmanie et visitable que au Nord. La partie sud est composée de forets primaires impénétrables et protégées (elles
remontent au temps du Gondwana! Il y a encore des batailles politiques entre ligue de protection de la nature et exploitants forestiers. Et on voit déjà les dégâts de ces derniers sur la
partie Nord).
Mais malgré tout, même si c'est exploité, dès que l'on sort de la route principale (mais en terre magres tout), on tombe sur des pistes encombrées par des arbres au milieu de la route, des ponts
qui n'ont pas résistés à la dernière crue ou des pistes de 4x4 haut niveau... On finit par sortir de ce dédale et on tombe sur la côte.
On passe dans un ou deux petits villages de pécheurs pour le moins isolés. A se demander comment ils font pour vivre ici! Mais les vielles petites maisons en bois et tôle battues par les vents, le bateau de pèche venant s'arrimer au ponton au creux d'une petite crique et le drapeau tasman planté au milieu du village ont tout ce qu'il y a de plus authentique. C'est un peu l'image du village de pêche du début du siècle dernier (avec les 4x4 et les panneaux solaires en prime!). J'aime beaucoup ce coin là.
Temma
Couta Rocks
Il ne vous rapelle pas le bus de "Into the wild" celui la?
Une fois arriver au bout de la côte, deux choix s'offrent à nous. On revient sur nos pas pour reprendre la piste principale, ou on passe par la piste qui coupe à travers bush. C'est là que
notre 4x4 retrouve toute son utilité. Et c'est ce jour là aussi que l'on a emprunté la pire piste de 4x4 qu'il nous a été donné de voir. Je ne pense pas qu'il est possible d'emprunter une
piste pire que celle ci seul. Objectif rejoindre Balfour sur la piste principale à 15 kilomètres de là. Ca commence par des flaques que l'on sonde à la pelle pour savoir si on peu y aller
sans noyer le moteur, puis des passages en devers où la voiture penche dangereusement sur le côté (On ne se penche pas par la fenêtre pour faire contrepoids, mais c'est juste parce qu'on n'a
pas le reflex...).
Il y a quand même des brefs passages où on a le temps d'apprécier le paysage; et là ça vaut au moins la Great Ocean Road (entre Adélaïde et Melbourne).
La cle de sol, c'est notre antenne de radio :)
(mais non, la piste est encore en bon etat... faut juste s'en persuader!) Remarquez que la voiture est deja moins propre qu'au depart!
Sondage a la pelle de rigueur.
J'avoue qu'il y a un moment où j'ai stressé un peu. Sur une piste, même difficile, il y a toujours moyen de faire demi tour si on s'aperçoit qu'on ne peut pas passer. Mais après le premier tiers
on tombe sur une pente en roche. On en avait déjà passé une ou deux comme ça. J'étais partit en éclaireur pour voir si il n'y a pas de surprise particulière un peu plus loin, et quand je me
retourne, je vois la voiture qui sur moins d'un mètre arrête de rouler et glisse sur la roche... Là je me dit que pour revenir en arrière ça va être coton... En gros à partir de là il va
être difficile de faire demi tour, et la piste ne va pas en s'arrangeant. Il y a encore des passages noyés, des rochers partout et des nids de poule pour lesquels je ne préfère pas voir la
taille de la poule! Il y a un point positif c'est qu'on ne peut pas se perdre! Il n'y a qu'une piste à suivre :)
Au bout de 14 bornes on se dit qu'on s'en ait sortit, on voit même la route principale sur la colline voisine et là sur la dernière ligne droite, une flaque...
Quand je dis flaque c'est modeste... Dans ce cas la, pour sonder on oublie la pelle. On tombe le pantalon et on part en tong. Verdict : l'eau remonte jusqu'au dessus du genou par
endroit...
L'arrivée d'air est à mi-cuisse, ça devrait passer...
Trop facile!...
On est vivant! Après 3 heures à serrer les dents et à faire de l'huile, on a finit par parcourir ces 15 bornes.
Quand je repense au panneau indiquant au départ de la piste "déconseillé aux caravanes"... Ils sont fous c'est australiens!
On a appris par la suite que cette piste était considérée comme difficile. Le contraire m'aurait étonné!
Bon après ça on roule sans soucis jusqu'à Corina où il y a un bras de rivière à traverser. Là on se la joue facile :)
Et juste apres cette traversee ou on n'a pas hesite a se mettre en danger, on nous acceuil en hero (j'exagere un peu...)
(bon alors je le savais pas mais vu le panneau j'en conclue que la cote Ouest de la Tasmanie doit etre communiste, si j'en vois un en liberte faut pas que je rate la photo!! C'est au moins aussi rare qu'un tigre de Tasmanie!)
Les pistes de montagne qu'on a empruntée sur toute la côte Ouest sont toutes aussi jolies les unes que les autres (et toutes plus tortueuses aussi). Elles serpentent en foret, donnant
parfois l'occasion d'admirer l'horizon cassé entre terre et mer (c'est beau quoi...)
Et elles mènent pour la plupart à la ville la plus au sud de la côte Ouest : Strahan. C'est maintenant une ville assez touristique, mais ça n'empêche pas que les alentours sont magnifiques,
et que les couchers de soleil sur la plage de Ocean Beach battent des records (en revanche le nom de la plage il bat rien du tout...).
Après ça on n'a pas d'autres choix que de remonter. On se dirige alors vers Cradel Mountain. Sur que ça vous dit rien, mais c'est pourtant un des principaux truc à voir en Tasmanie.
C'est de là que la fameuse Overland Track part (piste de rando de 7 jours joignant Craddle Mountain au lac St Clair, on ne la fera pas). On peut voir la montagne depuis la côte. Je ne crois
pas que ce soit le point culminant mais c'est le plus connu de Tasmanie. En bon touriste on ne pouvait pas manquer ça.
La randonnée pour aller au sommet prévoit 6h de marche sur terrain difficile. Connaissant les chemins de rando australiens, on se dit que ça ne doit pas être insurmontable non plus... On va
apprendre que les normes Tasmaniennes de classification des randos est un cran au dessus que celles du continent.
La vue du départ donne ça :
Apparemment on n'a pas le meilleur temps qu'on puisse espérer pour faire la rando... Ce n'est pas grave ça sera peut être découvert au sommet, à 1280 mètres (genre vue sur une mer de nuage!!).
...
Mouais, bon... on surnage meme pas... c'est a couper le soufle...
Pour avoir le droit d'admirer cette vue "imprenable", ce n'est pas chose facile. Il faut passer par une pente en forêt où la main glissante est tout à fait indispensable (et avec la
pluie, tout a fait glissante pour le coup). Puis en sortant de la forêt on arrive au premier étage. Une plaine d'herbe verte et de sorte de petits marécages s'étend devant nous, la
route est facile avec un chemin en planches aménagé sur une grande partie. On admire la vu (mais pas à plus de 100 mètres...).
Et puis après ça on tombe sur une cabane où les randonneurs de l'overland track passe leur première nuit et on y croise un groupe avec des gros sacs qui nous disent "bon courage pour le sommet"
et un autre qui rajoute "ouais vous allez en avoir besoin!".
Après ça la grimpette reprend de plus belle. Plus on avance et plus l'herbe et la terre laisse la place à des cailloux, puis des rochers, et pour finir des blocs de roches de 3 ou 4 mètres.
C'est là où tu arrêtes de faire le malin et t'y vas à 4 pattes. Ca ressemble plus à de l'escalade qu'à de la rando. Heureusement j'ai de bonnes chaussures, pas de sac, et on n'y voit pas à 30
mètres. Ça me permet de ne pas voir où je pourrais tomber.
Il faut environ 1h d'escalade pour arriver au sommet. Et on ne peut pas trop se planter, le sommet est une aire de 30m par 30m entourée de rochers. La vue doit certainement être
démente mais la avec la pluie et le brouillard c'est assez ...sobre...
Petite pose pour se remettre des émotions (je crois que c'est là qu'on a attrapé la crève qui a suivit les 15 jours suivant...). Et on prend le chemin retour, le même qu'à l'aller.
C'est la même chose mais en pire, ce coup ci je suis conscient de ce qu'il y a en dessous puisque je suis obliger de regarder où je vais... J'éprouve un grand soulagement quand je retrouve le bon
vieux plancher des vaches.
Il nous aura fallu 4h au total pour faire la rando, mais il faut dire qu’on n’a pas traîné pour admirer les points de vue et surtout on ne voulait pas finir de nuit à la frontale.
Ca c'est de la rando!!! (Mais pas tous les jours comme ça s'il vous plait...)
Après ça on se pose au camping au pied de Craddle Mountain. Et le soir en Tasmanie c'est le moment de partir à la chasse! La chasse aux photos de petites bébêtes bien sur! Selon les échos qu'on a
eu la Tasmanie pullule d'échinas, opossum (ou possum en anglais), diables, wombats, bandicoots, ornithorynques et j'en passe.
Et ce camping est vraiment parfait pour ça. Des wallabies se promènent un peu partout et les opossums essaient de se frayer un chemin en cuisine. Obligé de les repousser par les fenêtres et ils
finssent la nuit sur le distributeur de boisson ou à escalader les fenêtres à la recherche d'une faille.
Si on a de la chance on a même la possibilité de voir quelques diables (plus farouches ceux la) et des wombats. Faut vraiment que j'en voit un de ceux la! Toutes les personnes qu'on croisent en voit à la pelle et nous rien! Même pas un petit boiteux qui ne peut pas fuir...
Après une journée pareil on change nos plans. On n'a pas vraime
nt envie de randonner deux jours de plus sous la pluie dans les montagnes voisines, les Walls of Jerusalem. On y reviendra plus tard avec une météo favorable.
On décide alors de se diriger vers l'Est.
Le début de la visite du Nord Est commence nécessairement par la seconde ville la plus importante de Tasmanie, Launceston (98.000 habitants).
La ville est située dans un coin assez vallonné et vu la tronche des rues, le peu de cyclistes présent dans cette ville doivent bien se défendre en course de côte!
Les points forts de la ville sont ses parcs. Et en particulier celui des Cataract Gorge. Juste en bordure de la ville, on trouve un lac pour se baigner loger entre deux mur de pierre. On a du mal
à croire que la ville est à 100 mètres de là!
Un autre truc qu'on a fait à Launceston, c'est le festival du vin et de la gastronomie. Comme la Tasmanie est censé être le coeur de la gastronomie australienne on ne pouvait pas rater ça! Et ben
on aurait mieux fait...
L'entrée est payante, ce qui ne serait pas un problème si ça donner le droit de goûter un ou deux trucs ou d'avoir accès à des produits régionaux sans se ruiner... Au lieu de ça on tombe sur un
parc de stands alignés les uns à côté des autres et offrant tout et n'importe quoi calamars farcis, recettes grecques, kebabs (en anglais c'est pas des sandwichs mais des brochettes...), du
couscous (rien à voir avec celui de mamie!!!), des patates au four et des steak grillé (seul stand pouvant se revendiquer de gastronomie australienne...). Le tout parsemé de stand de vins Tasmans
tout a fait respectable mais à des prix prohibitifs! Pour manger à sa faim c'est au moins 20€ et un verre de vin tape dans les 4€. A ce tarif on l'a mauvaise de payer l'entrée... A coté de ça on
a droit à quelques concerts, un pas trop mal de musique africaine (purement australien encore un fois...) et pour finir en beauté, on a droit à un groupe de rock certainement mythique australien
qui fait chanter le public à coup de tubes inconnus de nous et visiblement des plus jeunes et dans ce cas là le mythique touche parfois au pathétique quand ils essaient de faire des jeux de scène
bâché et rabaché et surtout raté... j'arrête là, mais franchement faut pas faire des trucs comme ça. Surtout faut pas!!
On quitte donc Launceston et on repart ce pour quoi on est là, voir de joli paysage. Bon pour la première grande partie Nord Est, on a droit à un temps un peu pourri oscillant entre temps gris et pluie. Donc pour ce qui est des immense plage de sable blanc et eaux toutes plus bleues les unes que les autres, c'est pas top. Les eaux ont des reflets grisâtres, et la Bay of Fires perd un peu de son aura.
Et faire du camping à Deen Creek ressemble un peu moins à la carte postale annoncée. Il n'en reste pas moins que les lieux sont magnifiques. Sable blanc, rochers et eaux cristallines.
En revanche une chose qui est très appréciable quand le soleil se cache c'est que les bestioles ne passent pas leur journée à l'ombre en attendant le soir. Du coup pour Germain qui n'a pas encore vu un kangourou c'est le moment! Et quand on croise sur notre route un chemin appelé "Kangourous Discover Track" on n'hésite pas. Et effectivement ça porte bien son nom. C'est une petite piste entourée de plaines herbeuses où on a vite fait de perdre le compte de tous les wallabies et kangourous que l'on voit. On se lance alors dans un safari photos :)
Combien voyez vous de kangourous sur cette photo?
Reponse : beaucoup...
Je pense que c'est la plus grosse concentration de marsupiaux qu'il nous a été donné de voir depuis un an en Australie! En une demi-heure de route on en a, au bas mot, croisé une centaine.
Un autre truc qu'on peut aller voir c'est des cascades. On a pu voir une des plus hautes de Tasmanie, les Columba Falls. C'est l'image parfaite de la cascade, de l'eau s'éclatant sur les rochers après une longue chute (en l'occurrence quelque chose comme 90 mètres)
Le beau temps reprend le dessus à notre arrivée à Bicheno.
(bon la, faut pas se fier à la photo...)
C'est un petit village au bord de l'eau et c'est surtout la porte d'entrée de la péninsule de Freycinet. Cette péninsule est un parc national à part entière et la seule façon d'y accéder est à
pied. On part donc pour notre première rando de plus d'un jour en Australie. On part donc avec des gros sacs et moi je suis tout content parce que ça fait un moment que je voulais faire une vraie
rando!
Et ben on peut dire qu'il y a des coins plus vilains sur terre! La rando alterne entre forêt et plage. Pour la première journée on longe la côte on passe sur la Hazard Beach (mais il n'y a rien
de dangereux à par le piège de se poser sur la plage et de ne pas redémarrer.
Comme on ne marche pas trop mal, on arrive en fin de journée à la pointe de la péninsule sur la Ryan Beach. On pensait être seul au monde, mais il y a déjà une tente de plantée et il y a 5 ou 6
bateaux qui on jeté l'encre pas loin :) Mais alors il y a du monde partout tout le temps en Australie!
Comme toujours en rando, on a droit à quelques grands moments de bonheur comme poser son sac en sachant qu'on ne le remettra plus de la journée ou encore enlever ses chaussures.
En jetant un coup d'oeil autour de nous, on trouve que les bois alentour sont peuplés de la plus bizarre araignée que j'ai pu voir.
Je ne connais pas son petit nom mais je serais curieux de le savoir... (en fait je l'ai trouve son petit nom!! C'est la Christmass spider, et c'est pas un blague :D )
Encore un grand beau temps, et après 11h de sommeil et une petite trempète matinale je suis en pleine forme pour le retour. Ce coup ci une épreuve nous attend, le mont Graham. Seb et son rhume ne se sentent pas de monter mais avec Germain, on se lance. Et il y a eu du sport mais ça a valu le coup. On a marché pendant une heure sur le cours d'un ruisseau avec une pente tout ce qu'il y a de plus... pentue... Pour arriver au final à ça:
Ce n’est pas la plus vilaine place de pique-nique qu'il m'a été donné de faire :) J'ai aussi pu assister à la chasse d'un lézard qui se fiché parfaitement de notre présence. Je comprends maintenant à quoi servent toutes ces punaises de mouches insupportables qu'on croise en Australie.
La plage qu'on voit depuis le sommet est la Wineglass beach une des plus réputée de Tasmanie et il nous faut 2h30 pour la rejoindre. Là encore la tentation de rester là à dormir est forte!
(Quoi? non... je l'avais pas encore montré ce paysage... C'est vrai qu'à force de voir des paysages tous plus beau les un que les autres, on ne se lasse pas, mais il y a une sorte d'accoutumance
qui s'installe, et on devient exigent)
Mais il reste encore quelques centaines de marches à gravir pour arriver à la fin. Si jamais on avait eu plus de temps je crois que trois jours pour faire ça n'aurais pas été de trop. En deux
jours c'est un peu de la marche forcée. Et puis 3 jours ça perme aussi d'être sure du chemin que l'on prend...
La rando se termine et mes pieds sont en feu. Qu'est ce que je ne ferais pas vous vous montrer tous ces paysages, que de don de soi! :)
Ensuite, la visite continue vers le Sud de l'île et la péninsule de Tasman.
Alors avec un nom pareil, on pourrait croire qu'ils on gardé ce nom pour la plus belle des péninsule. Ce n’est pas vraiment le cas, mais c'est pour sûr la plus historique.
Comme je vous le disais, au départ, dans les années 1850, la Tasmanie était une colonie pénitentiaire. Alors forcément toute l'île n'était pas un pénitencier et pour garder un oeil sur les
prisonniers ils ont aménagé la péninsule de Tasman comme prison naturel. Déjà quand on accède à la péninsule, on comprend qu'il est difficile de passer inaperçu lors d'une evasion. Seule une fine
parcelle de terre appelée Eagle Hawk Neck la relie au reste de la Tasmanie. Ils aurait pu faire un mur pour empêcher les prisonniers de sortir, mais au lieu de ça les autorités ont préférer
placer une ligne de chiens de gardes (si possible ayant les crocs) accrochés à des piquets et éloignés de deux mètres les uns des autres. Pour compléter la barrière ils ont prolongé cette ligne
jusque sur l'eau en plaçant d’autres chiens sur des barques qui donnaient l'alerte au moindre polo rayé passant à l'horizon.
Mais bon ça ce n'est que la dernière barrière de sécurité. Avant ça il faut parvenir à s'enfuir du camp pénitencier de Port Arthur placé à l'extrême Sud de la péninsule. Ce fut la seconde colonie
pénitentiaire de Tasmane après Maria Island (placé à l'Ouest, et tout à fait inaccessible, c'est pour ça qu'ils ont changé de place d'ailleurs). Et vu la quantité de pub vue dans les touristes
info pour le lieu, on c'est dit que ça valait le coup de voir ça.
C'est donc partie pour la visite de Port Arthur.
Ca commence par une visite guidée sommaire qui explique l'histoire du lieu et la raison du lieu. C'était une prison en avance sur son temps où ils pensaient remettre des "criminels" (du voleur de
pommes au tueurs de sang froid) dans le droit chemin à coup de travail de force et de correction en cas de désobeisance (bon les corrections étaient dissuasives, celui qui ne suis pas le rythme
peut y passer...). Mais il y avait des cours d'école et on leur apprenait un metier. Le tout a fermé dans en 1877.
Après ça on visite le lieu et là c'est super décevant... des batiments en ruine où il n'y a pas grand chose d'expliquer (à part tout ce qu'on nous aexpliqué avant lors de la visite guidée), on a
vraiment des difficultés à se mettre dans l'ambiance. Le plus flagrant est le cas de l'église où les ruines du batiments pourrait se préter à une activité, mais rien, pas une explication, que
dalle... On a plus l'impression de de se ballader dans un parc publique mais payant...
(Ce sont des ruines en reconstruction, ou pire en construction... Ca ne sera donc bientot plus que d'anciennes ruines, ou bien des non-ruines mais historiques quand meme, ou bien encore des ruines neuves...)
Et ça se termine avec une petite ballade en bateau autour de la baie par laquelle arrivée les prisonniers, mais à part le fait de faire un tour en bateau, ça n'a aucun interré... Ca fait même ressortir le côté attrape touristes encore un peu plus.
Au final j'ai eu l'impression de perdre mon temps et mon argent...
Si vous passez par là surtout ne payez pas pour voir ça. A la limite vous pouvez rentrer sur le site gratuit pour voir les trois ruines ça vaut pas le coup d'y passer une journée (ouais on a mis
une journée entière à arriver à cette conclusion... Et le pire c'est que les masos peuvent acheter un pass trois jours pour 60€!!)
On repart donc de là avec l'idée que si la Tasmanie est surtout connue pour ces paysages, sa faune, et ses sentiers de rando (et non pour ses villes et attrapes touristes), il y a une bonne raison!
On en a la preuve sur cette même péninsule quand on va voir une baie une peu particulière où l'attraction est une plage de roche.
Oui, c'est une plage couverte de pavés. Et non, ce n'est pas l'idée d'un artiste farfelu, c'est naturel (ça n'empéche pas que ce soit farfelu...). Et franchement c'est presque plus interressant que la visite précédente.
Après ça on se dirige vers Hobart (avec un peu d'appréhension...), la capitale du territoire.
La première fois que je vois la ville depuis le pont qui passe au dessus de la Derwent River, j'ai du mal à imaginer que c'est la capitale. Ca ressemble à une ville de taille moyenne entre côte
et montagne, niché au pied du mont Wellington qui domine la ville de ses 1270m. Il faut dire que Hobart dépasse difficilement les 200.000 habitants (plus d'un tiers des habitants de Tasmanie).
Mais une fois dans le centre, la ville prend un peu d'ampleur. Elle se révèle finalement assez étendue et à un caractère un peu particulier. Elle n'a pas l'effervescence des grandes et leurs
buildings sans fin, mais elle dégage plutôt une sensation de tranquillité avec ses bâtiments pas très hauts et assez colorés et surtout des espaces verts un peu partout.
Le centre historique se situe autour de Battery Point. Le quartier est reconnu d'intérêt touristique, mais mis à part quelques maisons anciennes on n'a pas bien compris ce qu'il y avait à voir,
excepté pour la Salamanca place. En face du port de plaisance, un long bâtiment longeant de nombreuses galeries d'art, des pubs et des restaurants ressort vraiment du lot. C'est la plus belle
place de Hobart. Et c'est là que se tient tous les samedis le très réputé Salamanca Market.
Et pour le coup là il y a une raison!
A mon goût c'est LE meilleur truc à faire à Hobart.
Ça c'est du marché! On y passe toute une matinée. Il y a des stands à foison. Mais bon, ça reste un marché australien et il y a quand même beaucoup d'artisanat et autres babioles par rapport à ce
qu'il y a de bouffe. A part ça, c'est parfait. Le monde, les odeurs alléchantes, la vie du marché avec les groupes de musique éparpillés un peu partout, les vendeurs qui appellent les clients,
enfin bon vous savez ce qu'est un marché.
Pour nous c'est l'occasion de découvrir le fromage australien (et autre que le cheddar!!!).
Ça donne un bleu assez fort et un camembert qui ressemble un peu à du brie, mais c'est très bon quand même (et puis on a découvert plus tard qu'en attendant deux ou trois jours le fromage prenait un vrai goût de camembert. C'est assez marrant d'ailleurs de voir les recommandations du producteur disant "la date de péremption marquée sur le paquet n'est qu'indicative. En attendant plus longtemps le fromage va mûrir". En gros ils nous disent que les règles d'hygiène australiennes obligent de ne pas vendre un truc qui pu mais que c'est quand même meilleur comme ça!).
Après un bon repas comme celui la, rien de tel qu'une bonne sieste! Et là pas de doute, le meilleur coin c'est le Royal Botanical Garden. ça c'est du parc publique! La pelouse est d’un vert uniforme, et elle n'appelle qu'à faire la sieste sous les dizaines de grands arbres centenaires (et puis pour celui qui s'y connaît un peu en botanique, il y a pas deux fois le même arbre!). Dans le jardin on trouve même un jardin japonais, un potager, et summum, une serre avec les plantes de l'arctique! (Bon c'est juste des mousses et des fougères mais ils ont pensé à tout).
Enfin bon nous ce qui nous intéresse c'est l'herbe (et non la fortune !) :)
Bon et après une bonne sieste qu'est ce qu'on peut demander?... Une bière?... Pas de soucis!
Là faut se diriger vers la brasserie Cascade, LA bière du sud de la Tasmanie (au Nord c'est la Boag's, et attention, on mélange pas!). Depuis notre arrivée en Australie on voulait aller voir une
brasserie, vue que la bière reste la 1ère boisson australienne et puis qu'on aime bien ça.
Cascade est une vielle brasserie, et ça se voit tout de suite :
La visite dure en tout 1h30, durant lesquelles on nous explique les règles de sécurité pendant 20 minutes. Ils sont complètement obsédés!! Faut enrouler les écharpes autour des sac, leur faire un
noeud et mettre le sac à l'avant, et franchement quand on termine la visite on se demande pourquoi... Enfin bon on n'est jamais trop prudent (jamais dire jamais...).
Ensuite on nous explique comment on fait la bière. J'avoue qu'avec tout le vocabulaire utilisé, je n’ai pas tout capté (un peu frustrant...) mais apparemment il leur faut entre 4 et 8 semaines
pour obtenir la bière prête à être embouteillée. On nous montre tous les ingrédient et lors du passage dans la brasserie même on voit toutes les machines (qui se révèlent être principalement des
grands, immenses fûts où tout est mélangé, bouilli et filtré en suivant les règles de l'art. Et puis une fois qu'on ressort de là, c'est pour aller à la dégustation. On nous a expliqué les
subtiles différences entre les différentes bières (ale, bitter, pure, stout...), on va pouvoir vérifier tout ça!
Verdict : Cascade est une bière Australienne! Les subtilités sont trop subtile pour moi, parmi les 5 bières que j'ai goûté (c'était pas des pintes... c'est pas fait pour se torcher!), il y a eu 4 blondes toutes aussi légères les une que les autres (et je n'ai pas goûté la light...) et la stout qui sort du lot niveau goût mais qui est loin d'égaler une Guinness. Au moins ça a le mérite de désaltérer.
Après ça reste à trouver un coin pour camper et passer la soirée. Et là ya un endroit qui attire l'attention tout de suite, on le voit depuis qu'on est arrivé, le Mont Wellington (et ouais faut suivre j'en ai parlé au début là!!! On ne s'endort pas c'est pas terminé!). Pour y accéder c'est 22 bornes, et je le déconseille aux cyclistes, y’en a qui ont essayé...). Et arrivé au sommet (1280m) on assiste à ca...
Bon j'admet on a vue mieux comme couché de soleil... Mais il n'en reste pas moins que pour dormir c'est un coin parfait. Un peu avant le sommet on trouve un petit chalet tout en pierre au bord de la route avec une petite cheminé et tout autour un grand espace qui appelle à planter la tente (faut juste la déplanter avant 8h, heure où le ranger passe faire sa tournée, parce que bon c'est pas interdit de camper ici, mais c'est juste interdit de se faire prendre... sinon faut encore jouer les innocents backpackeurs qui viennent d'arriver, et qui ne comprennent pas tout de ce qui se passe... mais avec un swag, un 4x4 boueux et une tartine de Vegemite dans la main, c'est de plus en plus difficile de faire croire à l'innocence des débuts...). Bon mais à part ça, c'est une super place pour camper! On est à l'intérieur, au coin du feu, avec des opossums qui nous tiennent compagnie.
Ceux la, tu comprends vite qu'ils en ont uniquement après la bouffe. La première fois que tu en vois c'est l'excitation, l'admiration etc... (et le possum (c’est opossum en anglais, pas trop dur à retenir !) comprend pas pourquoi...). Et puis quand tous les soirs tu en vois un ou deux (ils sont nocturnes), on devient un peu moins attentif. Et c'est là que tu réalises que ces bestioles c'est un mixe entre écureuil (pour la grimpette dans les arbres), renard (pour la taille), et pigeon (pour leur suprême intérêt pour la bouffe et leur sans gène total). On se dit que c'est des animaux sauvages, qu'ils vont avoir peur... Que dalle ! Si tu tournes la tête ou que tu t'éloignes de ton assiette, ils sont capables de te manger ton casse dalle! Alors après l'indifférence, on finit par leur courir après une pelle à la main pour les éloigner. Et comme ça ne marche pas, alors s'installe une résignation totale et tu te retrouves à manger penché sur ton assiette entouré à moins d'un mètre par 3 possums qui guettent la faille... Et ils obtiennent toujours ce qu'ils veulent, puisqu'au final tu jettes ton sac à ordure à la poubelle et eux partent le rejoindre pour le dépouiller et finir les trognons de pomme et autres mets forts goutus.
En tout cas ils ne nous empêchent pas de dormir (ça c’est les kookabooras qui s'en chargent). On se retrouve donc le lendemain matin avec un ciel dégagé au sommet et là on se dit qu'on a bien fait d'insister.
Tout là haut on a la sensation d'être sur le toit du monde (le vent qui souffle très fort et sans répit doit jouer aussi). La vue est magnifique!
Voilà pour Hobart. Tout ça aurait pu se passer en 2 jours. Mais au moment de partir pour la prochaine étape, notre chère Cruiser décide de prolonger son séjour. Comment lui dire non quand on la
voit pleurer du radiateur sur le parking du Woolworth... Et on restera donc à Hobart 3 jours de plus, le temps pour nous de trouver un radiateur pas trop chère qui ne rentre pas dans la voiture
et de passer une journée complète (8h de squattage) chez Toyota pendant que notre radiateur se faisait promener et reboucher. Au final je crois qu'on s'en est pas trop mal tiré... le premier prix
annoncé était de 1600$ (ouille!!) et on s'en est tiré tout compris, et café à volonté, pour 450$ (ouf...). Franchement le service client chez Toyota c'est du sans faute! Chapeau bas!
On repart en espérant que la voiture ne va pas retomber dans une nostalgie plus importante... Une semaine plus tôt elle a déclaré un problème d'articulation (le liquide de direction assisté à
tendance à fuir...). Allé titine, faut pas nous lâcher hein!!!
Bon avec tout ça, on a perdu notre covoitureur (Germain) qui a comme objectif très séré de faire l'Australie en 5 mois. Pas le temps de poireauter 3 jours à rien faire quoi.
Pour en finir avec ça, je dirais qu'on a eu quand même de la chance dans notre malheur, la fuite du radiateur est arrivée à Hobart. On aurait était en pleine piste de 4x4 ça aurait était une
autre paire de manche! Et puis tout ça nous a laissé le temps de vérifier pour des boulots éventuels en ramassage de fruits en Tasmanie. Après une demi-journée d'appels intensifs, on a compris
qu'il faudrait beaucoup plus de motivation qu'on en avait, ou être beaucoup plus désespéré que l'on ne l'était, pour avoir les jobs...
Donc notre visite se poursuit.
Et on part vers Kettering, village sans intérêt, excepté que c'est la porte d'accès vers Bruny Island. L'île des îles de Tasmanie. Si vous passé par là surtout il ne faut pas rater ça!
Après 20 minutes de ferry, on débarque avec la voiture sur Bruny. La majorité des truc à faire ici sont des randos (ou de la pèche si on a un bateau... on s'arrêtera donc à la rando).
Géographiquement l'île est située juste à côté de Hobart au Sud ouest. Et l'île est séparée en deux parties bien
distinctes le Nord et le Sud. Et entre les deux il y a le Neck.
C'est un fin filé de terre avec un petit sommet en centre qui permet d'avoir une vue imprenable sur les deux plages l'entourant.
Et le top c'est qu'on peut camper sur ce Neck. C'est top parce que le coin est joli mais aussi parce qu'on peut retrouver
de vielles connaissances :
(les photos de pingouins sont super moches... alors vous avaez droit qu'au panneau)
Ce coup ci on a pu admirer un sprint (ou presque) de pingouin, sortant de l'eau pour traverser la plage et rejoindre les hautes herbes. Et ben je peux vous le dire, la course de pingouin n'a
aucun avenir, quoi que ça pourrait être marrant :)
On en voit plein d'autres mais ceux la attendait patiemment que tous ces couillons de touristes veuille bien s'en aller pour pouvoir retrouver une activité normale. Il y en avait juste un qu'on a
vu en baudrier descendre en rappel depuis la bute du Neck (à moins que ça soit le rêve que j'ai fait la nuit juste après... je sais plus...)
Ce n’est pas tout ça mais faut que je marche pour vous montrer des photos. Alors c'est parti pour la première rando. Ça se passe sans la partie Nord au niveau du Cap Queen Elizabeth (pas compris
ce qu'elle venait faire là elle...). La moitié de la rando se passe dans le bush sans grand intérêt jusqu'à ce qu'on arrive à la plage. Vous aller me dire encore! Oui mais celle là est sympa à
faire, si on a pas peut de se mouiller. Effectivement dans un élan d'optimisme, on a ignoré le panneau indiquant "chemin de plage à marée basse". C'est quand on enlève les chaussures et qu'on
tombe le pantalon pour passer dans l'eau qu'on comprend ce qu'ils voulaient dire. On atteint la seconde plage sans mouiller le slip et on tombe sur dans vague s’écrasant sur la falaise... là même
en maillot de bain j'y vais pas!
Mais en explorant un peu la plage (on a un peu l'impression d'être Robinson, mais juste un tout petit peu), on trouve le petit passage secret dans la falaise.
Après ça on peut repantalonner, rechausser et repartir pour finir tranquillou la première rando. Voilà encore un coin désert avec des plages superbes. C'est cool l'Australie quand même!
Et ensuite on repart direction la deuxième rando. (Avec une petite pause sieste sur la plage, ça c'est juste pour vous narguer :) )
Ce coup ci on est sur l'île Sud, dans un coin appelé Flutted Cap. C'est juste en face de la dernière rando.
Après quelques mètres, on tombe là dessus :
Voilà une oeuvre collective. On participe un peu en ajoutant 3 ou 4 petits édifices à l'ensemble. Ensuite on doit gravir les 272 mètres de dénivelé en bordure de falaise avec une vue permanente sur l'océan et la côte environnante. Je peux vous dire qu'on c'est arrêter plus d'une fois pour profiter du paysage!
Voilà une des plus belle rando qu'il nous a été donnée de faire depuis le début de notre périple australien.
Et en plus les bois alentours sont peuplés de wallabies qui passent sur le chemin à notre approche (ils n'ont pas trop le choix, si ils fuient de l'autre coté, 272 mètre plus bas ça fait Sproutch
la wallaby)
On continue donc la visite en espérant encore une randonnée de ce style pour cette 3ième rando du côté de East Cloudy Head.
Malgrè le temps bien couvert, on se lance quand même (de toute façon on a déjà la crève!).
Les décors ressemblent un peu à ceux d'hier, mais plus sombre (...) et les montagnes à l'horizon se confondent dans le ciel. Voilà un truc specialement australien. Vous avez peut être remarqué ça
sur les photos de ce post mais à chaque fois qu'on a vue sur le mer où qu'on arive à un sommet, on voit tout le temps des montagnes à l'horizon en Tasmanie. Et c'est comme ça partout! Je sais pas
comment c'est possible. Ya peut être une bonhomme qui c'est dit "A ouais des montagnes à l'horizon c'est classe!" et il en a mis partout...
Enfin bon la rando est quand même pas mal du tout!
(Cloudy Head... porte bien son nom au moins...)
Et puis pour finir voilà la dernière rando qu'on a faite. Ça se passe à Jetty Beach (dans le Sud Ouest de l'île) et c'est la plus longue qu'on ait faite à Bruny, 6 bornes.
On nous a recommandé cette rando, en nous mettant en garde par rapport aux serpents. Et là encore quand on commence à marcher, le ciel est déjà bien couvert. Et après 15 minutes de marche, on
voit notre première queue de serpent. Ça suffira à nous mettre sur nos gardes pour le restant de la rando, c'est à dire nous faire taper du pied et à nous faire faire des mouvements bizars de
baton pour bouger les fougères devant nous. 4 heures comme ça c'est éprouvant. Mais ce qui est le plus oppressant c'est les nuages qui juste au milieu de la rando décident de se libérer de leur
charge... On finit au pas de charge en marchant plus d'une heure sous la pluie. Pour ce qu'on a vue du décors (en coup de vent), ça donnait pas mal de marche en forêt pas très interressante et
des plages de galets... Pas grandiose...
Voilà donc pour Bruny Island, ça reste quand même un des meilleurs trucs à faire en Tasmanie!
On termine la rando en allant le plus au sud possible qu'il nous est permis d'aller, le south East Cap. Lieu anciennement repute pour la chasse a la baleine. Faut pas, c'est gentil une baleine!
Je fait une rando de 4h en foret plaine qui se termine sur une falaise donnant directemnt sur l'ocean et un peu plus loin une plage ou seul les randonneur on droit de faire bronzette :) Malheureusement, mon appareil photo ayant rendu l'ame, les photos sont absentes...
Et on fait ensuite une remontée Sud-Nord de 400 kilomètres en passant par le centre:
On passe en coup de vent dans cette region, mais je pense qu'elle mériterait qu'on s'y attarde un peu plus. On s'arrète uniquement à Oatland, la ville australienne possedant la plus grande
quantite de batiments à architecture gregorienne (je suis sur que ça vous parle beaucoup!... Mais je trouve que ça pete le fait de placer "architecture gregorienne dans un post :) ). Pour que ça
serve quand même un peu, voilà à quoi ça ressemble l'architecture à Gregor :
Objectivement c'est mieux que Port Arthur. Et la au moins c'est pas payant!
Ensuite en continuant de remonter on tombe sur une region de pres, de lacs et de forets basses. Le decors est magnifique, un peu comme un jardin artificiel avec des cailloux gris poses sur l'herbe verte et les petits arbres a cote. On dirait que tout ca est entretenu par un jardinier :)
Apres ca on arrive finalement au point qu'on avait zapper au depart a cause de la meteo, les Walls of Jerusalem. Quand on y retourne, il fait beau, tres beau, il fait meme super chaud. Et on se
lance pour deux jours de rando. Et la encore ca vaut l'effort. Je pense que simplement la plus belle rando qu'on est faite depuis notre arrivee en Australie. On a deja vu des coins magnifiques
mais là, avec le cadre de montagne, le fait de pouvoir partir loin des routes et avec un temps pareil, c'est parfait.
Le deparrt de la rando est la pour decourager les moins motive je pense... Ca grimpe, c'est dur, il faut enjamber des troncs d'arbre, on n'y voit rien et tout ca pendant plus d'une heure...
Et puis soudain tout devient plus facile. On met le pied sur une grande plaine serpentant entre les monts alentours qui forment comme un grand corridor. Je crois que c'est justement ces monts qui
forment les Walls (murs), et au bout on y trouve le Mont Jerusalem. On croise des lacs poses au milieu de plaines herbeuses. Ca donnerait l'envie de se baigner!
On trouve aussi des plantes bizarres, dont une mousse supper dure qui recouvre tous les rochers qu'elle trouve.
(ca me fait penser a un jardin japonais. Super chelou cette mousse...)
et puis de zolies fleurs aussi.
Au detour d'un des murs, la vue se degage est on se rend compte de la beaute du lieu. Le cadre est vraiment iddyllique. Des plaines ondulent en s'etendant au loin, un lac, un cours d'eau gargouillant entre les herbes, des bosquets de forets pour nous faire un peu d'ombre et, bien sur, des wallabies par groupes de trois ou quatre en train de brouter au bord de l'eau sans trop s'inquieter de notre presence. Un vrai petit paradis sur terre.
(cherchez pas, le wallabie est pas sur la photo, mais c'est surtout pour vous montrer le fond de l'eau. On dirait la meme chose qu'a la surface...)
(ce coup ci c'est l'eau qu'il faut pas chercher... pas reussi a avoir les deux sur la meme...)
Au bout de 4 heures, on arrive au arrive a Dixons King, nom de la hutte situee a cet endrois. Et c'est aussi la qu'on dormira ce soir, on est alors au pied du mont Jerusalem, but de notre rando.
On laisse donc les sacs ici pour partir gravir la montagne. C'est fou ce qu'on se sent plus leger!!
Il faut une bonne heure pour arriver au sommet. La ballade est magnifique. On passe dans un dedale de petits point d'eau. L'eau y est d'une clarete incroyable, on voit le fond comme si il etait a
la surface. Les points de vue s'enchainent et il est difficile de marcher sans tomber, vue qu'on veut pas en rater une miette!
La dernière partie est un jeu de cache cache avec le sommet. On regarde au dessus, on pense qu'on y parvient et arrive au pseudo sommet, on decouvre qu'il y a encore la meme chose a gravir, et ca se repete a trois ou quatre reprises. Mais quand on arrive tout en haut, on le sait!
On embrasse la vue a 360 degres. Sur des kilometres, des grandes plaines valonnees seme de point d'eau, et au loin les montagnes pointent le bout de leur nez (carateristique recurente en Australie). C'est un des plus beau paysage qu'il m'a ete donne de comtempler.
On redescent avec le coucher du soleil, et on mange pres de la hutte et de la foret peuplee de wallabies. Ca pullule! Il doit y avoir environ un arbre pour un wallaby :)
Combien vous en voyez sur cette photos (je parle des wallabies pas des arbres)?
(oui, la photo est mauvaise, oui c'est sombre, mais est ce que c'est ma faute si ces bestioles sortent a la tombe de la nuit?!...)
Et apres ca c'est direct au pieu dans la hutte (grand luxe! On dort dans un maison!). On aurait bien fait un feu on ne savait pas si c'etait autorise. Alors le lendemain, apres 11 heures de
sommeil, on se leve repose :)
On reprend alors le chemin retour, qui est exactement le meme qu'a l'aller (ce qui n'a rien pour me deplaire).
Voila pour les Walls of Jerusalem. Ca aurait ete vraiment dommage de faire ca par un temps pourri comme a Craddle.
Et pour terminer (oui, oui! On en voit le bout!!), un dernier lieu à ne pas rater en Tasmanie : Latrobe. C'est ici que j'ai eu la plus vive émotion de ce passage en Tasmanie. Il n'y a pourtant pas d'escalade de rochers suspendus dans le vide ou de paysage de cote à couper le soufle. C'est juste de la foret normal avec une petite riviere et un lac, rien de particulier. Mais c'est ici que j'ai remplie un des objectifs de mon voyage en Australie (au meme titre que voir Uluru, ou la grande barriere de corail), j'ai vue pour la premiere fois des ornithorynques (ou platipus en anglais, c'est plus facile pour pas faire de fautes d'orthographe...) :)
Et puis c'est pas comme si je l'ai vue plonger et disparaitre. Il y en avait 4 qui se balladaient sous l'eau et revenaient a la surface regulierement. Ca fesait un mois que j'en parlais de ces
bebetes, Seb commencait à en avoir marre :)
Et là, pendant 1h, on est rester à regarder ces animaux bizars se ballader à la surface de l'eau, à les suivre en essayant de faire un minimum de bruit (le truc c'est de marcher quand ils sont
sous l'eau, et de suivre les petites bulles qu'ils laissent remonter à la surface).
Ça ressemble un peu à un castor mais avec une queue beaucoup plus petite et poilue (mais plate quand même...), des pattes palmées, un bec de canard et de la grosseur d'un chat. Il fait partie de la famille d'animaux très restrincte des monotrèmes, qui contient lui, et son cousin l'echidna, la sorte de hérisson chelou croisé pour la premiere fois sur la Great Ocean Road (voir photo sur le post correspondant). Pour avoir vue les deux, grandeur nature, je peux vous assurer qu'il n'y a aucune ressemblance physique entre les deux...
Le truc qui rend cette rencontre si particulière, c'est qu'il est très difficile de voir c'est animaux, et encore plus à l'état sauvage. Ils sont extrèmement craintifs (pas comme les possums) et
en plus il faut être là à la bonne heure vu ils ne sortent que le soir avant la tombée de la nuit. Dans les croyances aborigènes, le fait de voir un ornithorynque est similaire chez nous au fait
de voir une étoile filante. Ça porte chance. Et je suis là pour le confirmer!
Comme c'était nécessairement le soir lors de notre observation, et qu'on est resté presque jusqu'à la nuit, on se demandait où on allait pouvoir dormir, le parc étant interdit au camping... Et
c'est là qu'on a rencontré un des rangers les plus sympa qu'il nous a été donné de voir. Quand on le croise, il nous demande "Vous cherchez un endroit où camper?". Nous, sachant que c'était
interdit on lui dit "Oui, mais on va sortir d'ici bien sur...", et contre toute attente il nous repond "mais si vous voulez vous pouvez rester dormir là pour la nuit, il y a des toilettes et des
barbeucues. Le seul problème c'est que je n'ouvrirais les portes du parc qu'à 8h demain matin...". Il a du nous voir sourire comme deux nigauds et on lui a dit qu'on allait pouvoir faire avec ce
problème. Du coup on a passé la nuit juste a coté du lac aux ornithorynques. On a donc pu faire cette observation : les ornithorynques n'attaquent pas les 4x4 pendant la nuit (on ne sait jamais,
vu la tronche de la bestiole il pourrait être capable de tout!!).
Voilà, mon passage en Tasmanie s'arrète là. Ce fut un mois de visite assez chargé, et complètement inoubliable. Pour ceux qui veulent y aller et qui ont du temps, 2 mois ne sont pas trop pour tout faire bien dans les détails et avoir le temps d'aprecier.
Fin
Et la question (pour les courageux qui ont lu jusque la...) : A quoi devinez vous que cette photo a été prise dans un camping australien?
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