Lundi 28 septembre 2009
On est le 4 aout au départ de Katherine. 1400 bornes au programme.
Le trajet passe de nouveau par Mataranka, avec un arret aux Bitter Springs (c'est vraiment les meilleures Sources qu'on ait faites!) On stoppe ensuite de nouveau aussi au Daly Waters Pub, histoire de... Et à partir de là c'est direction tout à l'Est avec en vue la frontière du Queensland et la fameuse ville de Mount Isa.
On prend son élan et on se lance. Le 5 aout a été marqué par notre plus longue journée de route depuis notre arrivée en Australie, 10H de route pour faire... 650 bornes...
Ouais je sais, ça casse pas des briques en vitesse moyenne, mais je rapelle qu'on roule à 90km/h (ça consomme moins...), on s'arrète toutes les 100 bornes pour changer de conducteur, avec pause dégourdissement de gambettes et surtout on ne roule pas la nuit! Ya un proverbe Daewoocien qui dit : "Jamais la nuit!"
Je fais juste une parenthèse ici pour vous parler de quelquechose que je vous conseille vivement de découvrir si ce n'est pas encore le cas. C'est une série audio gratuite sur internet nommée Reflet d'Acide (RDA pour les intimes). C'est très drôle, c'est super bien écrit (30 fois que j'écoute les épisodes et je découvre encore des jeux de mots!) et j'y fais référence de temps en temps dans le blog. Le mec qui fait ça est tellement pointilleux qu'il sort les épisodes au compte goute, et début Octobre il y en a un nouveau qui devrait arriver après 2 ans d'attente!!! J'en peux plus de trépigner d'impatience! Voilà où vous pouvez télécharger tous les épisodes. C'est pas grave si vous finissez pas la lecture le post, je vous pardonne pour cette fois ci; allez y tout de suite! Site internet de Reflet d'Acide!!!!! (cliquez sur episode)
Fermez la parenthèse, à la ligne, Majuscule, je continu la dictée.... pardon je m'égare...
Il y a donc un proverbe Daewoocien qui dit : "Jamais la nuit!" (cf. RDA, maintenant vous pouvez comprendre!). On a essayé à Daly Waters. 2km, 20 wallabies... STOP! C'est complétement dingue!
Donc voilà, on avance pas vite, mais on est debout et ça c'est des trucs qui s'oublie pas! (cf. La Rue Kétanou, dans la chanson ils parlent pas de voiture. OK, j'arrète avec les références sinon ça va devenir illisible!)
Et puis surtout à notre vitesse on a le temps d'aprécier le paysage. Je reprends le fil du récit. On est donc le 5 aout au matin, à Daly Waters, et on prend la route sur la Savanah Highway, celle dont on parlé dans le dernier post. Et effectivement, ça porte bien son nom :
La photo permet aussi de vous montrer le genre de piafs qui attendent sur le bord de la route que vous renversiez un kangourou pour faire un casse-croute. Sur cette route on trouve aussi l'essence la plus chère jamais vu jusqu'ici en Australie : 2.25$/L, environ 1.20€/L, normalement c'est plus dans les 0.70€/L ;) Venez en Australie, vous ferez des économies! En même temps si l'essence était au même prix ici qu'en France, vu la taille du pays, ça serait pas gérable économiquement! On continue ensuite la route sur la Tableland Highway, et le décor change un peu. Arbres différents et surtout en moins grande quantité.
J'aime bien ces petits arbres tout nu, avec des grosses fleurs jaunes :)
Si t'aime pas le jaune, faut pas venir ici, tu vas pas aimer...
C'est sur cette route qu'on croise un bonhomme pour le lunch. Rien que ce fait est déjà remarquable, vu qu'on a du croiser sur tout le chemin 20 véhicules en tout genre, y compris camions et tracteurs... Ce qui n'est pas un mal, parceque malgrès son nom de Highway, les croisements se font en mettant une roue sur le bas côté... Ce bonhomme qu'on a croisélà, il parle (si, si!), et il travaille ici, au milieu de nulle part. Il nous explique que partout autour de nous, c'est pas des terres abandonnées (il fait bien de le préciser parce que c'est quand même super bien imité...), mais des ranchs, avec des vaches en liberté partout. J'ai pas encore réussi à visualiser la taille que font les ranchs en Australie, mais apparemment le plus gros qu'on puisse trouver a une superficie dépassant celle de la Belgique... pas évident de se faire une image hein?... J'imagine le proprio, le lundi matin : "Bon, je vais à l'étable pour voir si il reste de l'eau!" "Ok, oublie pas la tente, les vivres pour une semaine et les 5 jéricans..." Autant vous dire qu'ici les vaches sont livrées à elles même. Mais quand même quand c'est vraiment trop sec, les agriculteurs australiens ne reculent devant rien; et ils déplacent des troupeaux entiers à coup de camions, les fameux road train. Il y a trois ans de ça, ils ont déplacé 56000 têtes de bétail jusqu'à Darwin, à 1500 bornes de là... Quand je vous dis que l'essence est vitale ici! (c'est bien 56000 et pas 5600, on a fait répéter plusieur fois)
On s'arrète donc régulièrement pour laisser le temps aux vaches de passer et quand on parvient à se lancer à pleine vitesse (je rapelle : 90km/h), on tombe sur un phénomène assez spéciale. De loin ça ressemble à une sorte de poussière qui s'éléverait au dessus des champs et travrersant la route. C'est quand tu reçoit la première sur le parebrise que tu comprends. Ce qu'on apercevait était des millions de sauterelles!
Et des bestiolles taille australienne :
Il nous faudra en tout trois jours de route pour parcourir les 1400 bornes et on arrive "un peu" claqué à Mt Isa.
Aaaaah!... Les fumées d'usine, je commencais à être en manque! (si ça peut intéresser quelqu'un, à Mt Isa, ils extraient du minerais de cuivre). Mais cette première vue n'est pas représentative de la ville. Celle ci est propre, chaleureuse et si on devait s'y installer pour bosser un temps, ça me dérangerait pas.
Et là je sais ce que vous vous dites. "OK, c'est cool. Mais Mt Isa on n'en à rien à carrer. Qu'est ce qui se passe dans ce bled paumer où on ira jamais bordel?! Ok, alors pas besoin de s'énerver déjà hein! Non mais!... Mais vous avez raison, j'arrète de tourner autour du pot, voilà la raison du déplacement :
Mt Isa est la capitale australienne du rodéo. Les cowboys, cowgirls, chevaux, vaches et vachettes viennent de toute l'Australie, voire même plus loin, pour disputer cette compétition de deux jours. Grand spéctacle en prévision! Déjà quand on arrive sur le site, on s'immerge directement dans l'ambiance. Chapeau, bottes en cuir et chemise sont de rigueur, cette dernière forcément rentrée dans l'incontournable jean.
Petit jeu pour ceux qui ont du temps : combien de chapeaux voyez vous à l'écran?
J'avous que je découvre le monde du rodéo ici. Je pensais voir des gars contrariants voulant tenir le plus longtemps possible sur des chevaux qui n'ont aucune envie de lesavoir sur le dos, et tout cela pendant deux jours. Et bien maintenant je peux vous le dire, c'est bien plus complet et marrant que ça! Déjà ya pas qu'une discipline, mais une petite dizaine (8 en fait).
Si vous êtes des spécialistes du rodéo, vous pouvez zapper cette partie, c'est pas interressant pour vous.
Pour les autres je vais vous décrire tout ça, et en commençant par le classique : le rodéo à cheval. Je devrais dire les, vu qu'il y en a deux différents. C'est LA discipline historique, le rodéo étant né du dressage des chevaux sauvages les moins coopératifs.
Le but : tenir 8 secondes sur un cheval fou en se tennant avec une seule main (sinon, c'est trop facile...). Après 8 secondes le cowboy peut au choix descendre avec classe (on en a vue!), se faire éjecter ou tomber lamentablement. Il récupére ensuite ce qu'il a perdu (son bras, sa jambe ou son chapeau plus généralement), tout ça en evitant les coups de sabots et les charges du cheval pour ne pas perdre en plus la tête. Après ça, des juges mettent une note en fonction de la qualité de tenue du cowboy. La notation est la partie que je comprend la moins... Des tribunes je vois que des bonhommes se faire secouer comme des pruniers et ayant tous l'air plus en galère les uns que les autres...
Mais bon, je découvre...
La seconde discipline a certainement été inventée par un mec trouvant la première beaucoup trop simple. Les règles sont les même, mais ce coup ci les cowboys montent à crue... Et il y en a qui tiennent encore les 8 secondes! Et les juges notent le secouage.
Là en locurence, le mec vient de se faire éjecter :)
Et la dernière discipline de rodéo, la discipline la plus impressionnante de toutes à mon goût, le bull riding, le rodéo à taureau (et à crue bien sur!). Là les bonhommes ont pas froid aux yeux! Les bêtes sont énormes et pas contentes. C'est le genre de taureau que vous ne voudriez pas rencontrer dans un champs, même en train de brouter derrière une cloture! Les mecs qui montent là dessus (je dis les mecs, parce que j'ai pas vu une seule femme faire du rodéo, interdit par les règles? Considéré trop dur ou dangeureux?... Le milieu du rodéo est je crois assez machos aussi), donc, les mecs qui montent la dessus sont autant en danger sur le taureau (chute), qu'une fois à terre. Effectivement, les bovins, une fois décharger de leur parasite à chapeau, ont la facheuse tendance de vouloir le finir à coup de cornes et de sabots.
C'est ici qu'interviennent les "bull fighter", littéralement les combatants de taureaux. C'est des personnes pas bien dans leur tête, habillés en flashi, et qui tournent autour du taureau pour le distraire et lui faire oublier le cowboy dont il vient de se débarasser et qui fuit l'arène sans demander son reste. Si tu aimes te retrouver face à 800 kilos de muscles contrariés, bull fighter peut être ton métier!
Alors, comment on fait pour évaluer ça?!
Vous l'aurez compris, le bull fighter c'est celui qui se fait piétiner, et il y a deux de ces camarades qui sont aussi autour.
Ensuite viennent les deux disciplines féminines (pas complétement macho non plus finalement). Là ça ressemble un peu à des disciplines d'elfe, genre cueillette de fleurs et coiffage de poneys, en comparaison des rodéos...
Il y a la course de barils. ça dure 15 secondes par course, il y a trois tonneaux, les cowgirls font un tour de chaque tonneau et rentrent aux stands. Mouais... La seconde commence bien, la cavalière poursuit un veau avec un lasso, lui attrape les cornes et... laisse filer le lasso, chacun retournant de son côté, le veau dans son enclos et la cavalière et son cheval dans les écuries.
J'avous, quand on a vu ça la première fois avec Seb, on s'est regardé après 2 ou 3 essais "Mais elles sont brèles ou quoi? Elles ont mis de la vaseline sur le lasso? Elles le chopent et arrivent pas à tenir la corde?!...". Et puis ensuite tu cherche à comprendre, et tu comprends! C'est fait exprès parce que le commentateur il dit que c'était super bien. Si il le dit...
Et viennent ensuite les disciplines les plus marrantes (quoi que ça dépend du point de vue...).
Dans les trois disciplines qui suivent interviennent des veaux ou vachettes, et c'est de leur point de vue que le jeu n'est pas très très marrant :-)
La première est l'attrapage de veau (ils disent steer, qui veut dire boeuf, mais les bestioles qu'ils attrapent sont plus petites que l'idée que je me fait d'un boeuf). Deux cavaliers (homme ou femme) coursent un veau lancé à pleine vitesse. Le premier lui attrape la tête ou les cornes et une fois fait, et seulement si le premier réussi, le second lui attrape les deux pattes arrières. Donc là ça devient plus compliqué de courir et le but ultime est que la bestiole tombe le plus rapidement possible. Les meilleurs y lance son lasso pour attraper les attes arrières du veau sans défence. Certains cavaliers arrivent à faire tout ça en 8 secondes, autant vous dire que le pauvre veau comprend rien à ce qui lui arrive :)
Vous trouvez que cette discipline est méchante et gratuite? vous protestez au nom des pauvres veaux qui ont déjà pas une vie très facile? Et ben attendez avant d'apeller la SPA, j'en ai une qui devrait vous plaire encore plus! Gnarc, gnarc, gnarc!
Le rope & tie! (corde et ligotage) Alors là j'ai beaucoup rigolé :) Dans cette discipline, pareil, la victime rentre dans l'arène en courant aussi vite qu'elle peut avec aux trousses un canasson et son cowboy (c'est individuel ce coup ci). But de la torture : attraper le veau par la tête avec le lasso et le stopper dans sa course (le cheval pile sans réfléchir et le veau fait un tête à queue, genre cartoon quand le loup a les yeux qui sortent des globes oculaires). Le bourreau descend alors du cheval et s'approche du veau sans défence mais encore sur ses 4 pattes. Il l'attrape comme un sac de patates, le soulève et le dépose sur le flanc en délicatesse; mais non je déconne, il le balance comme tout sac de patates qui se respecte, avec nuage de fumée et tout. Attendez c'est pas fini, une fois au sol, Il s'assoie dessus, récupère le reste de lasso qui traine et lui ligote trois pattes! Et voilà bien fait! Même si on sait pas pourquoi il lui fait tout ça, le veau lui, il doit savoir! Je sais pas pourquoi ils ne ligotent pas les 4 pattes, peut être qu'avec que 3 c'est encore plus inconfortable! Les organisateurs ne sont pas non plus des monstres, il y a quand même une règle de confort, le cheval ne doit pas tirer sur le veau et le faire glisser une fois à terre (avec la corde autour du cou). Faudrait pas le tuer non plus! Il va resservir dans 10 minutes! :) (non, je déconne, c'est des veaux différents à chaque fois, sinon à la fin il courerait même plus le pauvre bestiau)
Là c'était description étape par étape de l'action, mais en vitesse normal, ça va très vite. En deux temps, trois mouvements, le veau passe de la course effrénée à la position couchée avec dans les yeux toute la stupeur d'une personne qui vient de glisser sur une peau de banane et qui se demande "pourquoi moi?..." (avec le mal de cou en moins et la capacité de bouger) Enfin bon, je dois pas être très sain d'esprit, mais moi ça m'a beaucoup fait rigoler :)
Je vous ai laissé la fin pour vous montrer que le petit veau va bien et cours toujours. Rassuré?
La discipline a quand même une base d'utilité. Dans les ranchs, les cowboys doivent de temps en temps attraper des veaux de cette façon pour les soigner. La question qui reste en suspend : étaient-t-ils vraiment malade ou blesser avant?
Et la dernière discipline, assez surprenante la première fois quand tu vois ça, le steer wrestling, le catch de boeuf! Oui oui! Là idem, un gros veau cours en donnant tout ce qu'il a, suivit d'un cowboy à cheval qui se rapproche, qui se rapproche, qui se rapproche... et quand il sent que le moment est venu, il saute de son cheval pour tomber directement sur le veau et le mettre à terre. Une petite tortion de la tête, et le veau fait un tonneau. Après ça, tout le monde rentre chez lui, la victime peut retrouver sa maman et sa minerve préférée.
Voilà toutes les disciplines qu'on a pu voir au rodéo de Mt Isa. Si jamais vous devez y aller et que toute cette brutalité gratuite (Ouaiééééhh!! suivit de rires gras et sadiques) vous ennuis terriblement, vous pouvez toujours rester dans les tribunes à regarder les clowns qui assurent le spectacle entre les rodéos ou pendant les installations.
Et on a aussi droit à une arrivée de bonhommes en parachute dans l'arène à un petit concert le soir avec un groupe qui reprend des classiques rock et pop. En tout cas, je suppose que c'est des classiques, vu que le publique reprend en coeur. Pour moi c'est inconnu... (et ça le restera!)
Et voilà comment on a passé 2 jours à Mt Isa. Après ça, on a dû faire le chemin retour... direction Alice Springs! On ne peut plus s'en passer! Sur le retour (plus de 1500 bornes) on repasse à Tennant Creek, où il y a toujours autant rien, et la route passe aussi au milieu des Devil's Marble, les billes du diable. Décor assez spécial. Au milieu d'un décor plutôt monotone, on voit se dessiner sur le bord de la route des rochers plutôt balèzes et ronds. Des sortes de grosses boules posées là sortient de nulle part, et parfois les unes sur les autres.
Se ballader entre ces rochers (et il y en a pas mal!) est assez spécial. Quelque chose de fantastique et mystérieu se dégage du lieu. Mais quoi? ça on le saura jamais, parce qu'après avoir passé une nuit sur place, on repart au matin direction Alice pour y ariver le soir, lessivé... L'échapé dans le Nord, avec ses baignades, sources chaudes et rodéo se termine donc ici, avec pour finir un copain bien connu et qui a plutôt la tête dans le gaz :)
La question pour ce post vient d'une proposition qu'on a eu à propos de notre inséparable Bob qui tronne sur le tableau de bord de la voiture 24h/24 7j/7. Lors de la vidange, un mécano a voulu nous acheter notre compagnon! Evidemment notre Bob n'a pas de prix, mais bon, malgrès tout combien vous donneriez pour pouvoir partager la compagnie de notre éponge? Photo sponge bob Pour preuve que j'invente rien, voila ce qu'on a trouve d'ecrit sur le tableau du garage :
"Mo aimerait acheter le Bob l'éponge sur le tableau de bord"
Par Binou
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Publié dans : Découverte de l'Australie (01/2009 - ?)
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