Et voilà, on a finalement rejoint la côte Est. Ce fut long pour y arriver, mais après 19 mois en Australie on met le pied sur la côte la plus touristique
d'Australie.
Mais on ne reste pas une éternité à Cairns. On visitera la ville plus tard, on doit profiter des dernières semaines de beau temps avant le Wet pour monter plus au
Nord (beaucoup plus!)
Pour notre drenière piste de 4x4, on a choisie la route pour le Cape York. Le lieu est emblématique. C'est la pointe Nord du continent australien, après ça,
plouf...
J'aimerai pouvoir vous présenter notre dernier covoitureur pour cet ultime aventure, mais on a eu quelques difficultés à en trouver. En vrai on en a trouvé deux qui
étaient motivées. Une qui nous a laché 1 jour avant le départ, et la seconde 3 jours après. On ne va donc pas s'attarder plus que ça.
Déjà si vous voulez suivre, ça pourra vous aider :
C'est partit pour le nord!
Dès qu'on sort de Cairns, la routeprend des allures de campagne (et pas de bush tout sec). Colline verdoyante, océan au lointain, vaches et plantations de cannes à
sucre

je n'ai jamais vu de campagne aussi verte!

Notre premier stop sur la route s'effectue à Mossman, pour alle voir les goges du même nom.
Ce premier arret nous permet d'avoir un apperçue de la rainforest. La jungle avec ses arbres bizarres, les lianes qui pendent et la rivière qui coule au creu de la
gorge.



Elle est encombrée d'énormes rochers aux formes arrondies. Comme de grosses billes qui auraient roulées le long de la montagne. Et je n'exagère pas trop, durant le
Wet, les crues inconcevables qui se produisent dans la région font effectivement avancer ces "billes".

On passe le bled sans trop s'arréter, et on continue notre route vers un des coins les plus touristique de la région.
En route, on passe juste à côté de plages. Et dans la région, qui dit plage dit cocotiers! Seb étant fan de ce fruit, il peut pas s'empécher d'aller grimper aux
arbres pour en ramasser. C'est lors de cette cueillette que j'ai eu confirmation d'un truc que je soupsonné avant, une nois de coco est très dure. Deuxième observation, réceptionner une noix de
coco avec la tête pour en amortir la chute n'est pas conseillé si on veut concerver un crâne d'un seul tenant; j'ai testé...

Le passage du ferry signifie qu'on arrive dans la région du Cape Tricbulation. La forêt étant vraiment très dense dans cette région, on longe donc la côte sans trop
la voir, ce qui est dommage quand on voit à quoi elle ressemble.

Vue depuis Alexandra lookout
Autre chose qui est très dense sur cette route est la quantité de panneaux publicitaires.
La route est sympa, mais on se croirait surtout sur une route de grandes villes françaises avec la quantité de panneaux publicitaires pour le moindre bouiboui du
coin (et il y en a un paquet!), ça gâche un peu.
Comme je vous le disais le coin est hyper touristique. Ca veut pas dire que c'est nul, ça veut juste dire que les touristes sont là, et donc que les attrapes
touristes aussi (à moins que ça marche dans l'autre sens...). Quoi qu'il en soit, la plupart des trucs à faire ici sont payant, et nous on veut pas payer.
Il y a quand même des petites ballades gratuites autour. Dont une qui permet de voir un peu la foret environnante, les marais et de marcher sur la plage sans se
baigner (c'est plein de méduses, beuark).




Et le deuxième coin est un cours d'eau sans méduses ni crocos où on peu faire un plouf histoire de. C'est le Masson's Waterhole.

On peut aussi y voir de loin le genre de maison-manoir isolé qu'on retrouve un peu partout depuis qu'on est arrivée dans les cultures de cannes à sucre. Sympa la
vue!

Et puis on va au coeur du sujet. A la plage du Cape Tribulation elle même. C'est quand même autre chose!
Men in Hat! :D
La plage est bordée de palmier, le sable a de superbes reflets argentés, des arbustes poussent même sur la plage, les pieds dans l'eau salée, et sur le sable, on peut admirer les oeuvres de crabes artistes qui en creusant crées une multitude de bille de sable.

Quand on parvient à décoller de cette plage, on reprend la route direction Cooktown. Il faut emprunter une piste en terre. Elle ne pose pas de soucis, une caravane
et ses petits y passeraient, mais quand par curiosité on s'aventure sur une piste annexe, on bloque. Une marche de 70cm en plein milieu sans possibilité de contourner sans risquer de renverser la
voiture sur le côté. On ne peut pas aller plus loin.
C'est la première fois que ça nous arrive avec Frogys!
Voilà, voilà... Demi tour hein?...
On reprend gentiment la route et on arrête d'essayer d'être plus malin que tout le monde. Comme la route est bitumée, on s'autorise quand même à aller jeter un oeil
au Bloomfield falls de Wujal-Wujal.
C'est une des cascades les plus puissante que l'on est vu en Australie. Elle soulève même une brume à ses pieds. Et le bruit! Elle est impressionnante quand
même.
Et puis on arrive dans la ville historique de Cooktown, là où le capitaine Cook (ça fait penser à une marque de poisson surgelé je trouve...), James de son prénom,
à bord de l'Endeavour, a pour la première accosté en Australie le 17 Juin 1770. Ce fut le premier européen à voir la côte Est de l'Australie (un continent dont, à l'époque, même lui douté de
l'existence).
Il avait accosté pour réparer son bateau sérieusement amoché sur la grande barrière de corail, mais il découvrit autre chose.
Lui et son équipage furent ainsi les premiers européens à voir, admirer, décrire, dessiner, nommer, chasser et manger une bestiole à poils avec des grandes pattes
montées sur ressort et qui a tendance à sauter sur la route quand une voiture passe. Ouais c'est ça... un kangourou.
La ville est posée au pied d'une montagne derrière laquelle se trouve l'embouchure du fleuve Endeavour. Elle semble perdue au milieu de tout ce vert.
Mais on voit mieux tout ça depuis la montagne!



Le plus petit phare qu'il m'est été donné de voir. On dirait une réplique pour enfant.
Sinon, Cooktown est aussi, même si assez petite, la dernière ville avant de s'engager sur la route pour le Cape York.

L'objectif pour nous maintenant est de monter jusque tout au Nord sans trop s'arrêter et de visiter les lieu sur notre chemin retour.
On roule donc Laura, Mussgrave, stop à Split rock pour voir les peintures aborigènes, puis Coen et finalement Bramwell Junction. 550 kms.
"Et c'est là que le fun commence" comme nous a dit un australien qu'on avait croisé avant de partir.
Ici 2 choix : la nouvelle route ou la Old Telegraphe Road. La nouvelle route où même les roadtrain peuvent passer ou l'ancienne piste tellement pourries qu'ils ont
décidé de l'abandonner et de construire la nouvelle route.
Devinez laquelle on a prise?
3 heures, 45 bornes.
Ca secoue pas mal. Oubliez les mots croisés et le tricot. Mais ce n'est pas insurmontable, loin de là. Ya juste des racines et des nids d'émeu au milieu de la route
tout le temps.
Forcément à ce rythme là faut pas chercher à atteindre un lieu à un horaire précis, c'est plutôt l'horaire qui choisit le lieu. Donc quand le soleil décline on se
pose, et si possible pas trop loin d'un cours d'eau (sans croco!). Vu la tempé et l'humidité dans la journée, ça fait quand même du bien de pouvoir faire trempette arrivée en fin de
journée!
C'est là où sous une idée de Seb on inaugure une nouvelle technique de cuisson, le bush-four, pour pouvoir nous cuisiner une ou deux bush-pizza.
Et franchement le truc marche du tonnerre! Il ne faut juste pas trop en demander niveau thermostat.

Le principe est de mettre des braises tout autour du plat de cuisson, sans couvrir le plat et sans mettre des cendre dans la bouffe sinon, c'est pas krès krès
bon...
Pas besoin de vous expliquer vous voyez le résultat.
Le lendemain différente journée, même histoire. On se fait secouer le cocotier, mais pas de soucis (sauf quand on doit croiser une voiture... la route est à peine
assez large pour une voiture).
Et puis on arrive sur un petit cours d'eau pas très propre, où l'eau semble stagner un peu.
On avait vu un panneau plus haut sur la route indiquant le cours d'eau, mais on n'avait pas fait plus attention que ça. On ne connaissait pas l'existence du truc.
Gunshot Creek.
On comprendra que c'est là que les braves se révèlent (les débiles aussi!).
Quand on y arrive, on se dit qu'on c'est certainement planté de coin, qu'on a raté un embranchement et qu'on doit être sur un lieu de camping. Après avoir fait demi
tour, être revenu sur nos pas et bien cherché la piste manquée, on se rend à l'évidence : il va falloir passer...
Le site donne le choix, mais surtout l'embarras, entre des passages difficiles et des passages impossibles (en tout cas pas avec l'équipement qu'on a).

Après une analyse pas assez approfondie, on se lance. Je veux dire par là qu'on avance doucement vers notre perte.
On choisit le coin qui parait le moins pentu où il ne semble pas y avoir besoin d'un winch pour retenir la voiture dans la pente.

Il se trouve que malheureusement c'est aussi le coin le plus boueux.
Planté...
La voiture n'arrive pas à avancer, ça pédale dans la choucroute. Et la marche arrière, faut pas y penser.
Le truc qui gène vraiment c'est notre pneu de secours à l'arrière qui est posé sur la boue au pied de la pente (pardon, du mur...).
On va donc devoir creuser.
Creuser, et espérer très fort.
Après 45 minutes de pataugeage dans la gadoue, de creusage sous la voiture, de collecte de bois pour mettre sous les roues et de tentatives infructueuse où la
voiture s'enfonce toujours un peu plus, c'est le miracle! La voiture bouge!
Elle avance, d'un mètre, et se replante... Snif...
Il nous faudra au total une heure et une paire de tongs ruinée pour nous dégager.

On laisse notre signature "Yoplait" sur l'arbre de Noël des survivants, pour dire qu'on est passé par là.
Je vous rassure c'est il n'y a pas de truc plus ur après ça! (sinon, on fait demi tour et on rentre à Cairns! Euh... en fait non, on ne fait pas demi tour...
Gunshot dans le sens inverse, c'est pas possible...)
Après l'effort, la baignade.
On arrive sur la série de cascades du Jardin River National Park.
Le décor change pas trop à ce qu'il y avait avant mais ça fait toujours plaisir de pouvoir se laver (pardon baigner...)



C'est pas beautiful tout ça?!
Ensuite on regarde la carte. Et quand on voit ce qui nous attend, on se dit qu'il serait plus prudent, tant qu'on est dans un coin où il y a des gens, de demander
autour pour savoir si, par hasard, quelqu'un prendrait le même chemin que nous demain. En fouillant bien on trouve. Parfait on va pouvoir y aller alors!
On s'éloigne alors un peu pour la nuit, après avoir traversé un terrain de jeu pour 4x4 (mais j'ai l'impression que c'est toute la piste qui est un terrain de
jeu!).

Vous allez maintenant comprendre pourquoi on a prospecté hier.
C'est ici qu'on doit traverser les deux rivières les plus profondes qu'on est vue jusque là.
Quand on arrive aux abords de la première déjà on n'a pas trop envie de mettre les pieds dedans, on voit pas grand chose, mais les choses à écailles peuvent
éventuellement nous voir.
On attend donc sagement que la première voiture de la matinée veulent bien passer pour passer avec elle.

En attendant on prépare la voiture.

Si on met le pneu de secours dans la voiture, c'est pas qu'on ne veut pas le mouiller. On s'est fait avoir une fois au Gunshot Creek, pas deux!

La bâche permet de créer une vague devant la voiture quand la voiture avance. Ca réduit le niveau d'eau sur le devant de la voiture, ce qui permet d'éviter
d'immerger toute la mécanique sous le capot.
Au bout de 2h30 d'attente, la première voiture arrive.
On lui demande donc de nous attendre de l'autre côté au cas où on se retrouve bloqué au milieu.
Ca passe comme sur des roulettes.
2 ou 3 kilomètres plus tard on arrive à la seconde creek. Celle ci semble plus sympa. L'eau est propre, ya du sable blanc au fond. Cool!

On remet la bâche et c'est partit!
Voilà voilà...
Et à mi traversée, la voiture pédale dans la choucroute et s'arrête. Les tentatives d'accélération et tournage de roues ne font que soulever du sable. Heureusement
qu'on avait attendu les autres. En 10 minutes ils nous sortent de là.
On sait maintenant que 10 minutes est le temps nécessaire pour remplir la voiture d'eau...

On est inondé. C'est Bobby qui est content!
Bon, on a quand même se la chance qu'il n'y ait pas de crocos dans le coin. A l'ouverture des portes c'est les falls.
On part ensuite chercher un coin pour tout déballer et faire sécher Frogys.
C'est là qu'on compte les pertes : quelques doc sur la région, tout notre PQ, cotons tiges et sopalin et 2 paquets plein de semoule.

On se pose près de la Jardin River pour faire sécher tout ça. C'est là qu'on voit ce panneau
Ce n'est pas les caractères en gras qui a attiré mon attention, mais le petit paragraphe à la fin
"Perdu : Chat nommé Fluffy. Disparu dans de mystérieuse circonstance près du bord de la rivière. Il est castré et porte un collier rouge. Si vous le retrouvez
appelez Beryl"
C'est pas si mystérieux que ça à mon avis
Et je ne suis pas sur qu'il vont le retrouver de si tôt leur matou. J'en connais un de 3m50 qui c'est fait une petite entrée au Fluffy :D
Quand on pense que tout est à peu près sec, on repart. Notre bazar est bien sec, mais on triballe une réserve d'eau supplémentaire :)
A chaque freinage et accélération, on entend la voiture qui fait glouglou!

Après ça on arrive finalement à la fin de la piste, devant le passage de la Jardin River, qui est infranchissable.
Et pour cause... les aborigènes ont creusé un trou dans la rivière dans le seul autre endroit envisageable pour traverser à guet. Je comprends que ça peut être pour
la sécurité des gens, vu tous les crocos qu'il y a dans la Jardin River, les dépanneurs devaient en avoir assez d'aller chercher les touristes bloqués au milieu de la rivière.
Du coup ils ont eu l'Idée. Ils ont mis un ferry.
Et c'est quand ils nous annonce le prix pour la traversée que je doute des motivations qui les poussées à creuser la tranchée dans la rivière.
50 mètres de traversée, 88$...
Ils doivent avoir vachement plus de clients maintenant pour parcourir les 50 mètres les plus chers d'Australie!
Disons que c'est le prix pour le Cape York.

Ensuite on arrive à Bamaga. Une communauté aborigène (tous les patelins autour d'ici sont communautés aborigènes). On arrive à se perdre dans les 3 rues du bled.
Balèzes les mecs! On retrouve notre chemin sans soucis dans des hectares de bush, mais là...
On finit par trouver ce qu'on cherche ici, le supermarché et ses rouleaux de PQ! :D

Après ça on part vers le village suivant encore plus au Nord, Seisa. Là une piste nous attire. C'est une succession de plages toutes aussi désertes les unes que les
autres. C'est à se demander si on ne s'est pas perdu en chemin vu comment elles se ressemblent!
Le seul bémol ici sont les détritus refoulés sur la côte par la marée. Ca fait un long monticule de plastiques aussi divers que variés. On se posera pas là pour la
nuit.
Et puis de toute façon après ça, on arrive à notre objectif, la cerise sur l'Australie, le Tip comme ils l'appellent. On est au Cape York!
Le coin est très joli, avec une plage qui donne vraiment envie de se baigner.

Pour atteindre le Tip, il faut se donner. 20 minutes de marche :) Le coin est mignon, mais c'est surtout la signification du lieu qui compte plus que le
décor.
Et voilà le panneau emblématique du lieu.

On l'a fait!!
Voilà voilà... Bon on redescend les enfants maintenant!
Le gros de la partie 4x4 est passé maintenant (qui est gros?!). Mais comme on a peur de ne pas encore être complètement saturé secouages et vibration, on décide de
descendre sur la plage à Evans Bay. Horrible. Je parle de la piste bien sur!
La plage est correcte :D


Le coin est sublime et rien que pour nous! Le seul truc c'est qu'on n'est pas en confiance. La plage est plutôt plate, et on ne connaît pas le coefficient de la
marée... Ca serait dommage de se faire embarquer par l'océan, ou moins catastrophique que l'eau monte suffisamment pour que les crocos puissent se rapprocher. Du coup on est plutôt sur nos
gardes. On pose le camp pas loin de la sortie, la voiture prête à démarrer, on décide de dormir dans la voiture (jamais vu un crocodile ouvrir une porte...) même avec tout ça on reste éveillé
jusqu'à 11h30 pour être sur de pas avoir les pneus dans l'eau au lever.
Le lendemain matin on quitte la plage, je pense que si il avait été possible de se baigner sans mourir on serait bien resté 2 ou 3 jours.

Mais bon on quitte la magnifique plage d'Evans Bay, pour rejoindre une plage toute aussi magnifique. La plage de Pusand Bay.

(c'est répétitif le Cape York...)
Puis Cable Bay où on fait un petit pique-nique.

Et enfin après ça, on arrive finalement à Loyalty beach. Un lieu qu'on n'oubliera pas. On c'est vraiment fait plaisir ici.
Pas de photo vous regardez plus haut, c'est presque la même plage que toutes les autres, l'eau qui clapote, le sable blanc, le décor paradisiaque, je me répète
là.
L'intérêt n'est pas là.
L'événement inoubliable est qu'après 6 jours de 4x4 sur des pistes débiles, on va enfin pouvoir prendre notre première douche!!
Après nous ya le service d'entretient qui passe pour désinfecter la douche :)
C'est fou ce qu'on se sent mieux propre. Ou au moins avec une couche de crasse en moins...
C'est aussi ici qu'on fait notre dernier stop à la pointe du Cape, après ça on reprend le ferry dans l'autre sens. Il ne faut pas repayer (encore heureux!!), mais
on est obligé d'attendre la fin de la pause lunch pour faire la traversée de 20 mètres. Ils sont deux et ils arrivent pas à s'organiser pour prendre des poses lunch en décalées pour pouvoir leur
tache certainement hyper stressante de faire passer une voiture toutes les demi-heure... Je suis vraiment en doute devant ce truc, c'est vraiment de l'escroquerie. Ils se font de l'argent sur le
dos des touristes, sans leur laisser le choix du passage.
Pour le retour on prend la route facile, celle pour caravanes et roadtrains. On s'arrête quand même pour aller voir l'Iron Range National Park, mais surtout
emprunter la Frenchman Track jusqu'à Lockhart River.
La piste est assez coriace, mais il n'y a pas de Gunshot N°2 (ouf...). On a quand même droit au passage de la Pascoe River dont la berge vraiment abrupte est
relativement impressionnante.


(plage de Lockhart River)
Après ça on avait envie de prendre notre temps pour rentrer jusqu'à Cairns, mais Frogys en a décidé autrement.
Au matin, après notre dernière nuit de camping dans le bush avec elle, elle se décide à moucher du radiateur... (elle doit être triste de savoir qu'on va bientôt se
quitter je pense). Ce n'est pas une grosse fuite, mais on va pas faire des milliers de bornes avec ça.
On pousse quand même jusqu'à Old Laura, une ancienne exploitation abandonnée qui avait était construite lors de la mini ruée vers l'or de la région.

Frogys ne sera vraiment pas revenue indemne de son ultime trip en notre compagnie (mais non, ce n'est pas elle sur la dernière photo! Quand même!...)
Le radiateur qui fuit, la pare-choc arrière gauche fendu, un phare ruiné, les disques de frein que l'on découvre usés et pour finir le compteur de vitesse qui a des
coups de mou.
"Non, là franchement Frogys, tu n'y mat pas du tient pour qu'on te vende..."

Ca sera d'ailleurs, avec la visite de Cairns, le sujet du prochain post qui arrivera dans un petit bail... Et oui, c'est aussi à Cairns qu'on se défait de nos biens
et qu'on rapatrouille le matos encombrant en France, bye bye l'ordi, bye bye les posts!
Un dernier truc que j'ai découvert, lors de ce trip, c'est la raison pour laquelle il y a autant de sable et de terre sur les routes australiennes:

Il l'arrose!!
Forcément, ça pousse!
Et pour finir,
La Question!!
Maintenant que vous êtes des spécialistes en 4x4, d'après vous, est ce que ça passe?

La voiture est bien sure en mode full 4x4, pneus dégonflés, rehaussée tunning et tout! (réhaussée tunning c'est pas vrai bien sur! Quoi qu'on en a vu qu'il l'avait fait!... :D )